Même s’il consacre beaucoup de temps à la recherche des indispensables 500
signatures, Jacques Borie, candidat à l'élection présidentielle, continue à travailler.
Depuis juin dernier, il tient le restaurant "Baya", situé rue Dussoubs, à
Paris : "je fais des menus de crise à 6,90 euros, mais malgré ces prix, cela ne marche pas très fort".
Le porte-parole du "Mouvement Europe liberté", qui compte actuellement 70
adhérents et qui a déjà récolté 120 parrainages, reste lucide : "Je n’imagine pas avoir les 500 signatures, mais il faut profiter de toutes les tribunes possibles. C’est pour cette raison
que j’ai été un des premiers à m’inscrire sur republiquez.com.
Après une timide incursion à droite, Jacques Borie a pris ses quartiers de
maturité au sein de la gauche: "J’ai pris ma carte au RPR en 1993, mais ça a duré six mois, j’étais trop social pour eux".
Longtemps encarté au Parti Radical de gauche, il deviendra vice-président de la
fédération des Hauts-de-Seine et sous-directeur de campagne de Christine Taubira aux élections européennes de 2004, avant de décider de voler de ses propres ailes en 2007 avec Europe
Liberté : "J’ai voulu développer des idées qui ne sont pas prises en compte par les autres candidats comme le fédéralisme en Europe, le développement de l’espéranto ou
l’obligation pour les bénéficiaires d’indemnités de chômage de donner quelques heures à la communauté, ce qui rendrait bien service à nombre d’associations".
Jacques Borie déteste les raccourcis chers aux medias: "Je suis très
agacé d’être catalogué par les médias comme le candidat de l’espéranto, car il y a bien d’autres domaines qui m’intéressent. Ce qui me rend dingue ? La politique actuelle qui monte les
communautés les uns contre les autres"!
Sur son blog, le candidat Borie n’hésite pas à fustiger les civilisations prétendument supérieures de Claude Guéant ou à se moquer de Nora
Berra, quand elle conseille aux sans abris de rester chez eux par ces temps de froidure. Un vœu pieux que les SDF aimeraient bien mettre en pratique.
Quant au deuxième tour de la présidentielle, Jacques Borie est
clair : "Il appellera à voter pour le candidat de gauche le mieux placé".