Le Blog de Jacques Borie, secrétaire général du Parti Libertin.
41 ans, père de famille, je suis responsable dans un restaurant gastronomique.
Mon engagement politique est motivé avant tout par la lutte contre toutes les formes d'injustice et le combat écologique, devenu primordial.
Je suis président d'une association franco-asiatique.
Ancien membre d'Amnesty international, je me suis vite rendu compte que l'associatif avait des limites, d'où mon engagement politique.
Je me suis engagé en 1998 au Parti Radical de Gauche, qui revendique des idées qui me sont chères : humanisme, laïcité et fraternité. J'y ai exercé quelques fonctions : Vice-président de la fédération des Hauts de Seine, Président du comité de vigilance contre l'extrême droite pour les Hauts de Seine, membre du comité directeur à trois reprises, animateur du cercle de Bezons dans le Val d'Oise puis du cercle de la communauté d'agglomération d'Evry dans l'Essonne. Candidat aux dernières municipales à Colombes (92) et aux dernières élections cantonales à Juvisy (91). J'ai été aussi sous-directeur de campagne de Christiane Taubira lors des dernières élections européennes. Engagé ensuite comme "permanent" au siège national du PRG, j'ai pu me rendre compte que nos partis politiques traditionnels ne correspondaient pas à l'éthique morale qui devrait prévaloir lorsque l'on prétend vouloir servir l'Etat. Heureusement j'ai aussi rencontré des élus de terrain sincères mais ceux là restent dans l'ombre...
Après un rapide passage décevant à "La France en Action" où l'on m'avait pourtant confié des responsabilités (délégué régional Ile de France), j'ai décidé avec quelques amis, de créer un nouveau parti politique qui tient compte des valeurs qui me sont chères.
Candidat aux présidentielles en 2007, je n'ai pu réunir les signatures nécessaires pour pouvoir me présenter à ce scrutin.
Contacté par Europe Démocratie Espéranto, j'ai accepté d'être tête de liste pour les élections européennes dans le Nord-Ouest afin de de défendre la démocratie linguistique et au sein de l'Union
Européenne.
Enfin, avec d'ancien radicaux de gauche (Benoit Prieur et Jean-Marc Legrand), nous recréons le Parti Libertin.
Notre objectif sera de défendre les intérêts communs des européens, le traité actuel étant plus soucieux de ménager les Etats et leur administration que de développer une politique commune. Il faut une politique européenne plus volontariste.
Pour cela, il faut s’appuyer sur ces trois axes principaux : Dialogue, débat et démocratie.
Une Europe culturelle
La citoyenneté européenne s’apprend tout d’abord sur les bancs de l’école.
Trois matières serviront à au renforcement de l’identité européenne :
L’apprentissage des langues, dont l’espéranto
L’Histoire de l’Europe
Le civisme
La défense et la promotion des langues nationales passent par l’apprentissage d’autres langues.
L’espéranto permettra à tous les citoyens européens de se comprendre et facilitera les échanges et les séjours à l’étranger.
Des programmes d’échanges seront créés pour tous les jeunes européens, qu’ils soient étudiants, jeunes travailleurs ou entrepreneurs, apprentis…
Il faudra également accroître les budgets des programmes Erasmus et Leonardo, largement sous-utilisés. Par ailleurs, les aides pour les étudiants devront être réparties de façon équitable, selon le niveau de vie du pays d’accueil et non le pays d’origine.
Ces études devront ouvrir la voie des diplômes et emplois dans le pays d’accueil.
Il faudra créer des universités européennes donnant accès à des diplômes européens
Un service volontaire européen sera proposé dans tous les pays de l’union. Il permettra l’apprentissage des langues et l’exécution de tâches d’utilité publique.
La culture européenne passe aussi par les médias.
La création d’une agence européenne de l’audiovisuel permettra de promouvoir la vie des institutions à l’écran, avec la création d’une chaîne européenne sur le modèle de LCP – Public Sénat en France.
Il faudra promouvoir également les séries et films de productions issues de la communauté européenne, de préférence en version originale sous-titrée, car même la chaîne franco-allemande Arte ne diffuse plus de V.O. en prime time.
Une Europe autrement
L’Europe actuelle manque de réelles ambitions sur de grands projets.
Tout d’abord, il faudra revoir les modes de consultation avant toute prise de décisions.
Tout le monde devra y avoir accès : citoyens, professionnels, partenaires sociaux.
Une meilleure communication est indispensable sur le fonctionnement des institutions et sur les décisions prises au sein des lieux publics.
A cet égard, il serait souhaitable de limiter les directives européennes, transposables dans chaque pays de l’union, qui donnent, en fin de compte, autant de lois différentes, au profit des règlements communautaires et uniques.
Toute prise de décision devra être précédée de modes de consultations efficaces incluant toutes les parties concernées.
Il faudra revoir l’élection des députés européens en favorisant l’existence de partis européens et en uniformisant le même mode de scrutin pour tous les pays.
Nous sommes tout à fait favorables à ce que, comme le prévoit le traité de Lisbonne, la présidence de l’Union soit de deux ans et demi et non plus six mois actuellement afin d’assurer une continuité politique.
Nous souhaitons une meilleure communication en diffusant les informations opérationnelles dans les lieux publics.
Les Nations ne respectant pas la loi commune (refus d’acquitter les amendes ou les astreintes de la Cour de Justice, non respect des injonctions…) verront les aides européennes se restreindre.
Un vrai marché unique
Le marché unique est entravé par les diversités culturelles et linguistiques (d’où l’utilité de l’esperanto) et les différentiels fiscaux.
Nous devrons œuvrer à la création d’un statut européen pour les entreprises et les associations, à la suppression des doubles impositions et à une harmonisation des assiettes fiscales.
Nous devrons aussi avoir un régime unifié de propriété intellectuelle, un régime de TVA sans entraves dans les échanges intercommunautaires et une unification des douanes aux frontières extérieures à l’Europe.
Nous devrons créer un service public européen favorisant la coopération des administrations nationales concernées par le marché unique : sécurité économique et financière, sécurité des produits et aliments, la santé, les conditions de travail, la concurrence, la consommation, la lutte contre les fraudes, les douanes, la protection environnementale…
Enfin, tous les pays de l’union européenne seront dans l’obligation d’adopter la monnaie commune.
Une Europe ouverte sur le monde
Les Etats membres doivent renforcer leur solidarité autour d’une politique commerciale commune afin d’avoir une vraie stratégie dans l’accès aux marchés mondiaux.
L’Union européenne doit être en mesure d’assurer à ses entreprises un accès aux marchés des pays tiers.
On devra développer des missions commerciales européennes chez nos grands partenaires internationaux.
L’Union européenne devra également se rapprocher de la Russie pour faire converger les intérêts économiques et stratégiques.
Enfin, l’Europe devra appuyer l’idée d’une gouvernance économique mondiale afin d’encadrer les échanges mondiaux en renforçant le contrôle et en favorisant une plus grande équité.
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